Comparaison Belgique / France

structure 
Voici dons une comparaison succincte entre Belgique et France à partir des revendications de

http://www.mens-sana.be/

Les idées étant très fournies; elles ont été laissées dans leur contexte (les revendications)  en caractères gras et orange pour les plus importantes ou typiques

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Belgique France Commentaires
Liminaire

Pareils handicaps constituent, on l’imagine, des obstacles presque insurmontables à une vie relationnelle normale, à l’activité professionnelle, l’intégration sociale. Ils entraînent donc la dépendance et non seulement la perte de toute liberté, tant économique que sociale, mais impliquent souvent aussi la perte du libre arbitre permettant de faire ses propres choix, de décider seul de son propre sort.

Pas la moindre formulation de cet état de dépendance en France
La conscience de cet état de dépendance n'est pas mieux perçue en France qu'en Belgique
Quelques questions

On aimerait savoir et comprendre: les responsables de la “santé mentale” peuvent-ils citer une seule étude scientifique digne de ce nom ayant démontré que la mise en oeuvre d’une politique précise de “santé mentale” est suivie d’une diminution significative du nombre de cas de maladies mentales psychotiques? (La bonne réponse est: non) 

"On aimerait savoir: que signifie “réadaptation en habitation protégée”, quelles sont les qualifications requises du personnel affecté à ces tâches, quelle est la proportion optimum de ce personnel par rapport au nombre de “résidents” en “réadaptation” 
Des “programmes officiels” de réadaptation ont-ils été définis et mis en oeuvre selon des normes en vigueur dans d’autres pays, et qui y auraient fait leurs preuves?"

Idem en France

Patients et parents totalement hors du circuit des programmes et études de santé mentale 
 
 
 
 
 

En dehors d'une minorité de programmes adaptés à quelques autonomes, la grande masse des handicapés n'a strictement rien en matière de réadaptation et en conséquence ils vivent chez leurs parents

Pas mieux en France

C'est probablement le seul secteur de la médecine où le mépris des malades est complet 
Par ailleurs on se demande bien comment avec deux secteurs de santé, le privé et le public, on puisse mettre en oeuvre quelque chose de consistant! 
En dehors de quelques appartements thérapeutiques pour quelques handicapés relativement autonomes, il n'existe rien pour la grande majorité des handicapés schizophrènes réduits à vivre chez leurs parents toute la vie de ces derniers et à terminer leur vie, Dieu seul sait où!

Revendication 1

 
Les parents de malades mentaux (c.à.d. les 
associations les regroupant et les représentant) 
revendiquent d’être représentés, avec voix consultative, au sein des ORGANES de CONSULTATION que les pouvoirs exécutifs organisent et dont ils prennent l’avis avant de mettre en place les STRUCTURES, ORGANES, REGLEMENTATIONS, DISPOSITIONS LEGALES, MOYENS  qui concernent les malades mentaux et leurs proches. 

Les psychiatres ne peuvent évidemment pas 
connaître cette personne maintenant disparue et 
n’éprouvent que fort rarement le besoin de s’informer 
auprès de ceux qui savent: ils n’en ont pas le temps. 
D’ailleurs, ils prétendent préférer ne s’adresser qu’au
malade lui-même, lui qui n’est le plus souvent plus 
capable de leur répondre vraiment. 

Ce rôle essentiel des familles
leur est pourtant très généralement refusé dans notre pays. 
L’expérience et l’expertise acquises, en tant 
qu’usagers ou “consommateurs de santé mentale”, par les 
associations de familles de malades mentaux, légitiment 
leur exigence d’être représentées dans les organes officiels 
de décision, d’organisation et d’évaluation de la “santé 
mentale”. Elles y ont leur place, pour y jouer le rôle de 
contrôle et de régulateur qu’elles seules peuvent tenir.

Idem pour la France      

Depuis 50 ans les demandes, les chartres, les livres blancs, etc. se succèdent dans la plus grande inefficacité!
 
 
 
 
 
 
 
 

Typique de l'attitude du psychiatre du secteur français 
Dans le Privé, attitude complètement opposée; le psy s'intéresse très vivement aux remarques parentales! 
 
 
 

Idem pour la France

Situation tristement semblable

Il faut aller plus loin 
En plus des associations très souvent représentatives que d'une fraction des handicapés: celle des autonomes; il faut absolument faire sortir les parents désespérés et cloîtrés chez eux et les obliger à participer aux décisions (comme les nominations de jurés par exemple) 
 
 
 
 
 
 
 

Si justement  cette coopération existait, on verrait se développer des associations efficaces et actives 
Ce n'est malheureusement pas le cas!

Revendication  2
 

Les familles de malades mentaux réclament pour leurs 
malades et elles-mêmes que soit mis définitivement un 
terme à l’inadmissible discrimination actuelle entre 
malades “somatiques” et malades “psychiatriques”. 

Cette discrimination refuse fort souvent aux malades que leur soient communiqués
- le diagnostic de leur maladie
- les explications sur la nature de l’affection

ces dernières sont tenues à l’écart de l’information médicale concernant leur malade
> dès lors, leurs tâches de soignants permanents et la défense des intérêts essentiels et élémentaires, tant matériels et physiques que psychologiques et moraux de leurs malades sont rendues 
impossibles aux familles alors que, du fait même 
de la maladie, les malades ne peuvent compter 
que sur ces mêmes familles pour assurer leur défense. 

 Si nous avons des doutes sur la capacité du chirurgien local de 
mener à bien l’intervention, ou si nous nous rendons compte que, 
pour l’une ou l’autre raison, l’hôpital ou la clinique où notre proche a été amené ne dispose pas, soit des infrastructures, soit du personnel médical ou paramédical indispensable pour procéder à l’opération dans des conditions satisfaisantes, 
nous pouvons: 
1) appeler en consultation un expert extérieur, qui 
pourra donner son opinion sur l’opportunité d’opérer 
sur place; 
2) refuser notre autorisation et exiger le transfert 
dans une autre unité chirurgicale; 
3) une fois l’opération faite, si nous avons 
l’impression que le traitement post-opératoire est 
mal conduit, nous pouvons faire appel à un 
consultant extérieur qui pourra discuter du 
traitement et de l’état du malade avec les médecins 
locaux. 
 

En cas d’hospitalisation contrainte dans un service de 
psychiatrie (pour mise en observation ou pour traitement), la 
famille ou des tiers font appel, soit au Procureur du Roi, soit au juge de Paix, parce qu’ils doivent contraindre le malade à 
l’hospitalisation pour se faire traiter. La justification de la 
nécessité de l’hospitalisation est donnée dans un rapport médical circonstancié remis au magistrat qui prend la décision.

Idem pour la France 
 

Revendication valable pour la France empêtrée dans son double système de soins Privé/Sectorisation et par l’absence de centres de compétence au contraire du somatique 
 
 

Idem France, c'est tellement commode de se passer de l'avis des proches 
 
 

Logique parfaite valable pour la France également 
Le résultat es lamentable: les handicapés végètent chez leurs parents sans soins véritables 
 
 

Toute cette discrimination entre le malade somatique et le malade psychique est parfaitement applicable à la France avec les nuances suivantes: 
Le secteur privé joue ce rôle et les conseils sur les meilleures interventions sont fournies par le psy privé lequel vous conseillera par exemple telle clinique particulièrement compétente pour faire à fond le diagnostic de la maladie de votre enfant et déterminer (voire essayer) les meilleurs traitements 
Et là, grâce à la loi sur le non-enfermement des malades sans leur consentement les parents et psy se voient refuser les portes de ces centres 
Autrement dit, un aspect normal de l'intervention d'un médecin libéral se voit impossible à exécuter à cause d'une loi inique soutenue par tout un environnement incompétent et finalement profondément hostile au sauvetage du malade 

Le secteur public joue le même rôle qu'en Belgique; on ne sait pas ce qui s'y passe et quand votre enfant est envoyé en asile car là on sait contourner la loi ce n'est pas pour essayer de le sauver c'est avant tout pour le calmer parce qu'il a un comportement agressif asocial. Il ne faut pas s'attendre à autre chose du Secteur ! 

Mais surtout pas une discussion circonstanciée sur les bons traitements et les meilleurs établissements. D'ailleurs la notion de Sectorisation suppose que tout est bon par définition et qu'il n'y a pas besoin de centres de compétences! 
  En France c'est beaucoup plus hypocrite 
Si le psy Privé envoie un patient dans un centre spécialisé ce dernier refusera le patient ne donnant pas son accord 
Ce qui est le cas de tous les schizophrènes, ces derniers ne se reconnaissant jamais malades 
Par ailleurs ces centres sont sous surveillance de comités (sortes de comités de salut public) et sont parfaitement contrôlés et ne peuvent déroger à cette loi 
Là, on est très fort, pour empêcher les schizophrènes d'être sauvés! 
En ce qui concerne la sectorisation, là, le psy enverra plus facilement le patient en hébergement imposé dans un centre mais pour y faire quoi? 
Pour le calmer, c'est tout

Situation tristement semblable

Toujours le même problème: 
Le malade psychotique est assimilé à une personne dangereuse qu'il faut calmer et assagir 
En conséquence de quoi, un traitement unique est institué dans les asiles où seules les personnes en crise profonde pouvant affecter l'ordre public sont acceptées 
Les autres sont calmées par neuroleptiques et renvoyées chez leurs parents 
Quant à la recherche d'un diagnostic et de traitements adaptés: néant
Et pour cause il n'y a pas de centre de compétences comme dans la médecine somatique classique 

Par ailleurs en France vous avez le choix entre le secteur Privé inorganisé et le secteur Public où vous n’avez pas le choix de votre psychiatre contrairement aux propos hypocrites tenus sur ce sujet 

Donc, si vous avez des doutes sur l’efficacité d’un psy, vous ne pouvez rien faire 

Par ailleurs les associations refusant d’analyser la qualité des soins ( c’est trop compliqué, ça demande des compétences, ce n’est pas de son ressort…)vous ne savez strictement pas quoi faire !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

En Belgique, il y a au moins une ressource; le procureur ou le juge de paix à la condition que leur réponse soit immédiate! 

En France il n'y a aucun recours; l'enfant est complètement abandonné par cette loi complètement aveugle et inhumaine

Revendication 3

 
Les parents et familles de malades mentaux (les 
associations qui les regroupent) réclament qu’il soit 
légiféré d’urgence pour que puisse être désignée, soit 
parmi les membres de la famille du malade, soit parmi ses 
proches, ou encore parmi ses connaissances, une 
personne de confiance qui soit habilitée, en cas de 
nécessité, à: 
> être le dépositaire de l’information très personnelle et
confidentielle (médicale, administrative, juridique, etc.)
concernant le malade;
> assister le malade en prenant les décisions
personnelles nécessaires à la défense de ses intérêts,
> intervenir lorsqu’elle estime que les intérêts du
malade sont menacés ou lésés.


      

En France on ne sait absolument pas ce qui se passe 
Le juge des tutelles prend en charge le patient quand il est orphelin et ensuite on entre dans une procédure que seul un technocrate arrive à suivre 
Le résultat est terrible : nos enfants après notre départ ne sont suivis par personne d'autre que l'administration! 
Inutile de préciser ce que cela implique 
Le plus terrible est le comportement de certaines associations qui prétendent que ce n'est pas leur rôle de suivre les patients tout au long de leur vie (pas la moindre enquête, pas le moindre parrainage de suivi des conditions de vie ; confiance aveugle en l'administration!) 
Voici le credo d'un responsable d'association de parents de handicapés psychiques !

Situation tristement semblable
 
   
 
 
 

La législation est à peu près identique 
tout est pris en charge par l'administration 

Quant au bien du patient et à un soutien actif d'un parent ou d'un parrain; idem la Belgique; black out complet sur son sort

Revendication 4
 

Les parents et familles de malades mentaux (les 
associations qui les regroupent) réclament la constitution 
d’un organisme officiel de contrôle et d’évaluation des 
institutions psychiatriques et établissements relevant de la 
santé mentale, dans lequel leurs représentants siégeraient 
à titre consultatif. 

La mission de cette “Commission de contrôle” serait de veiller à ce que, selon le code de déontologie médicale, les meilleurs soins soient assurés aux malades [mentaux], conformément aux progrès de la science médicale. La Commission ferait périodiquement rapport de ses observations aux Conseils de l’Ordre des Médecins et aux ministres ayant la “Santé publique” et les “Affaires sociales” dans leurs compétences. La fréquence de ces rapports reste à 
définir. 

l’évaluation correcte de l’état d’un malade mental ne peut être obtenue que très approximativement, et alors seulement par ceux-là mêmes qui ont toujours vécu avec lui. Eux seuls, bien mieux que le psychiatre, peuvent reconnaître tous les changements que la maladie a infligés à leur proche et en mesurer l’étendue exacte. Les proches parents savent en général très bien distinguer quels sont les soins
bénéfiques, quels sont les traitements adéquats ou, au contraire inutiles ou même néfastes. Ils sont donc tout à fait capables de juger de la qualité effective des soins prodigués à leur proche, du moins quand le personnel psychiatrique leur en laisse la possibilité.


L'idée est très séduisante et probablement possible si le médical n'était pas sous la coupe de l'Administration 
Actuellement en France la qualité se juge uniquement sur le quantitatif: 
nombre de secteurs et nombre d'hébergements forcés 
On a quadrillé tout le territoire et on a moins de 2% de patients en asiles 
Bravo c'est le meilleur système du monde! 
Voici le credo de nos responsables de tout poil 

La réalité est bien différente 
Le diagnostic est complètement aléatoire et les traitements sont des sortes de potions moyennes maintenant le patient en état de calme apparent 
En fait, après une dizaine d'années d'observations de votre enfant malade vous vous apercevez qu'on ne sait pas ce qu'il a exactement; on ne sait même pas s'il s'agit vraiment de schizophrénie ! 
 
 

Tout cela parce qu'il manque de centre de compétences et de centre d'analyse des réalités, à l'image de ce que le Professeur Desclin propose ci-contre 

Les remarques ci contre feraient bien d'être envoyées à tous nos dirigeants! 

 

Idée très séduisante

On ne voit d'ailleurs pas pourquoi elle ne serait pas initialisée au sein des associations par des petits groupes de bénévoles volontaires 
Mais voilà, quand on considère, comme pour le parrainage, que cela demande trop de compétences et de temps, on ne fait rien et surtout on ne motive pas les bénévoles parents de handicapés psychiques 
Certaines associations françaises feraient bien de lire ces messages et retrousser leurs manches!

Revendication 5
 

Les parents et familles de malades mentaux (c.à.d. les 
associations les regroupant) exigent d’être consultés lors
de la conception, la mise en place et l’organisation d’un
“réseau de soins psychiatriques” ou “circuit de soins
psychiatriques”.

Les familles mettent en garde contre la traditionnelle 
absence de toute concertation, absence qui ne peut 
aboutir, nécessairement, qu’à la mise en place - sur le 
papier - de structures en fait inadaptées aux besoins du 
terrain, “équipements” inefficaces et malgré tout coûteux. 
Persévérer dans cette voie ne constituerait qu’un mauvais 
“remake” de la réforme de 1990 ayant conduit à la triste 
situation actuelle. 

Grâce à la facilité d’accès (supposée) procurée
par la proximité avec le tissu social “normal”, la réinsertion dans la vie de la Cité des malades psychotiques chroniques dits “stabilisés” 
devait être grandement favorisée. Cela, c’est le projet 
technocratique et paperassier tel qu’on peut le présenter 
devant l’une ou l’autre “Commission” ad hoc. 
Les malades mentaux chroniques, leurs parents et leurs 
familles ont pu constater, à l’usage depuis des années, que 
CELA NE FONCTIONNE PAS, 

Traduisons: Le nombre de lits “psychiatriques” réservés aux 
malades mentaux chroniques est trop élevé et nous coûte trop cher. 
Si, dès leur admission à l’hôpital, les malades mentaux sont 
“intensivement calmés” par des doses massives de neuroleptiques 
qui par ailleurs camoufleront les symptômes de leur maladie, on 
pourra les prétendre “stabilisés” et s’en débarrasser plus vite en les 
envoyant “ailleurs” (c.à.d. les fameuses “structures alternatives 
d’accueil”), où d’autres s’occuperont de les “réinsérer” dans la 
société. Des lits occupés moins longtemps, cela revient à un 
nombre moindre de lits... (donc aussi moins de personnel et moins 
de charges financières) 

les hôpitaux psychiatriques (et les services psychiatriques 
des hôpitaux généraux) sont (ou devraient être): 
> l’endroit privilégié où le malade se rend pour que, grâce à 
un examen médical approfondi pratiqué par des médecins
compétents, on identifie sa maladie (on pose un diagnostic);
> le lieu où on met au point le traitement médicamenteux le
mieux adapté au cas particulier de chaque malade, et pas 
seulement “l’assommoir où on coupe la crise” qui se 
profile de la description dans l’encadré ci-dessus; 
> le lieu d’où on ne laissera sortir le malade que s’il est
capable d’une autonomie suffisante à l’extérieur, ou bien, 
s’il est assuré, à sa sortie, de retrouver un lieu protégé
d’habitation et éventuellement un lieu de travail 
conformes à ses capacités et besoins. 
> le lieu où, de temps en temps, lorsque le malade craint une 
rechute, il peut se rendre pour “souffler” et s’assurer que sa 
médication reste bien adaptée. 

Si, après un maximum de 2 mois (mais souvent moins, 
“dès que possible”) l’agitation n’a pas réapparu, on parle de 
“stabilisation” et on évacue le malade: soit vers n’importe quelle 
“structure intermédiaire d’accueil” pourvu qu’elle existe et qu’elle 
ait de la place disponible, ou à défaut et plus souvent, chez les
membres de sa famille capables de l’accueillir, ou encore: nulle
part, c’est à dire à la rue, et “débrouillez-vous, vous êtes adulte!”

Nous venons de voir qu’en amont de ces structures 
alternatives d’accueil, le temps indispensable à 
l’établissement du diagnostic et à la mise au point du 
traitement n’est pas disponible. Par conséquent, même si une 
apparente “stabilisation” de la psychose semblait avoir été obtenue 
au terme d’une hospitalisation psychiatrique trop brève, les malades 
se “déstabilisent” dès leur arrivée dans les “structures alternatives 
d’accueil”. De plus, ces dernières sont en général dépourvues 
des moyens de poser le diagnostic, de déterminer le “bon” 
traitement, et d’encadrer efficacement des patients dont le 
traitement médicamenteux n’est pas au point (ces tâches ne 
rentrent pas dans le cadre de leurs missions). Elles ne peuvent donc
suppléer le temps et les moyens qu’il aurait fallu accorder au séjour hospitalier.
 

Les “structures alternatives d’accueil” n’ont aucune
spécificité quant aux pathologies des résidents qu’elles reçoivent: il s’agit tout aussi bien de résidents handicapés mentaux, de déments séniles, de toxicomanes que de malades 
psychotiques. Il paraît assez évident que les “soins 
psychiatriques” correspondant à ces différentes pathologies 
devraient être, eux aussi, assez diversifiés. Pourtant, cette diversité n’est pas prise en compte, ni dans les normes architecturales ni dans le calcul quantitatif et qualitatif du personnel soignant ni, a fortiori, dans les “thérapies” prétendant à la réinsertion.
Ne parlons même pas du bien-fondé thérapeutique, pour le moins fort discutable, de ce mélange des pathologies.


Valable pour la France également encore faudrait -il des organisations d'associations qui s'intéressent au suivi des patients pour mieux délibérer sur les meilleurs choix possibles en matière d'organisation sociale ! 
 
 

Typique de la technocratie française
 
 
 
 
 
 
 

Comme en France avec la Sectorisation 
 
 
 
 
 
 
 

Même philosophie en France 
On a même le toupet d'appeler malade stabilisé un patient non-autonome vivant chez ses parents et n'ayant aucune structure intermédiaire de vie 
Quant aux appartements thérapeutiques leur fonctionnement, leur nombre, leur efficacité reste un secret enfoui dans un bureau d'une quelconque administration 
 
 
 
 
 
 
 

Exactement ce qu'il faudrait 
Et cela n'est pas utopique mais en France avec la loi sur le non-enfermement ,c’est impossible 
 

Il faudrait rendre aux parents leur faculté d'initiative totalement bridée par le pouvoir politique et technocratique en place pour essayer de développer ce genre d’établissements avec le Privé 
 
 
    

Idem en France 
Combien de SDF ? 
Personne n'a le courage d'enquêter sur ce sujet et en premier lieu les Associations dont la curiosité est particulièrement absente sur ce sujet 
 
 
 
 

Là c'est tout le problème de la structure adéquate qu'il faut fournir aux schizophrènes et autres malades psychotiques 
Les 70 à 80% de malades psychotiques n'ont strictement rien en structure alternative d'accueil 

Pas mieux en France



Absence totale de structure d'accueil adéquate

Situation tristement semblable
 

Tant en Belgique qu'en France, les associations et parents ne sont pas consultés sur l'organisation des soins 

C'est épouvantable mais il faut bien considérer que les principaux acteurs parents et médecins (les généralistes) sont très passifs 
Il est certain qu'une association ne représentant que 1% des patients psychotiques n'a pas beaucoup de poids vis à vis de la technocratie! 

Alors tant que les parents ne s'organiseront pas d'une manière efficace il ne faut pas s'attendre à des miracles!

Revendication 6

 
Les familles de malades mentaux chroniques rappellent 
qu’elles constituent le seul repère fiable et le seul “port
d’attache” stable, le principal soutien pour leurs malades. 
Généralement, leurs membres sont, de facto, institués 
“soignants psychiatriques” permanents. Cette qualité doit 
leur être reconnue OFFICIELLEMENT, les CONSÉQUENCES 
FINANCIÈRES ET SOCIALES qui découlent de cette situation 
doivent aussi être PRISES EN COMPTE. 
 
 


 

Les associations de familles de malades mentaux, par 
leur longue expérience “de terrain” sont particulièrement motivées 
et compétentes pour participer à la formation des parents, 
pour les aider à gérer l’accompagnement et la très délicate relation 
avec leurs malades, en partenariat étroit avec les professionnels de 
la psychiatrie. Cette compétence devrait leur être reconnue 
officiellement et soutenue financièrement, ce qui leur 
donnerait les moyens nécessaires à l’organisation et la mise en 
place des formations aux parents de malades.

Excellente idée    

En France on voulait donner un salaire à la femme au foyer ne pouvant pas travailler parce qu'elle élevait des enfants 
Eh bien! la mère de famille abritant un handicapé psychique est bien dans un cas encore pire 
C'est le SMIC minimum qui devrait lui être octroyé en plus de l'AAH qui elle, est réservée au patient et qui en fait sert à tout autre chose dans la plupart des familles ; situation sur laquelle il ne vaut pas mieux s'étendre tant la démagogie est reine dans ce domaine 

Entièrement d’accord à la condition que cela ne se transforme pas en soins exclusifs des parents comme cela se produit souvent 
Il faut en toute priorité penser aux enfants! 
Quant aux subsides(9000F/an pour une association qui ne s'y attendait même pas!) pour organiser des réunions de discussions au nom de la démocratie participative comme cela se produit en France, c'est un véritable scandale 
L'Etat alloue des micro miettes de budget pour que les parents puissent "parler" entre eux comme s'il n'y avait plus rien à faire en matière de soins : comme si tout était idéalement parfait dans la politique de la santé des malades psychiques !

Situation tristement identique
  
 

La mère sans recours extérieur essaie de remplacer le docteur psychiatre et psychologue, l'infirmière, le moniteur compétent  etc. et tout cela sans formation 
Il est clair qu'on se fout totalement de ce que peut devenir le malade dans sa famille et encore plus de ce que fait cette famille 
 
 

Il faut avant tout trouver des parents actifs et c'est bien là le problème!

Revendication 7

 
Les familles de malades mentaux chroniques réclament 
la mise en place d’un service de “soins psychiatriques” à
domicile, en coordination étroite avec les institutions
psychiatriques hospitalières et les autres “structures
alternatives d’accueil”, mais aussi avec les associations
de familles de malades mentaux

Des initiatives de “soins psychiatriques à domicile” sont déjà mises en oeuvre dans d’autres pays (Royaume Uni, Pays-Bas, Angleterre, Canada). 
Elles ont été prises à l’initiative (privée) de médecins 
psychiatres et de professionnels soignants (infirmiers, 
psychologues, éducateurs et assistants sociaux, etc.) de 
terrain, avec la participation des associations des familles 
de malades pour, ensuite seulement, recevoir l’agréation et le soutien des pouvoirs publics. 
 

Cette manière de procéder a permis de mettre en place des 
services répondant réellement aux besoins des usagers. 
Par contre, tout système de services élaboré de manière théorique par l’administration, sans concertation préalable avec les acteurs de terrain et les “usagers”, risque d’être voué à l’échec dès avant sa conception. 
 

Excellente idée  

Inexistant en France 
On voit mal un psychiatre public français se déplaçant chez le malade comme une infirmière privée 
Ce n'est pas le comportement classique du fonctionnaire !
Par contre si le Privé était organisé, il pourrait le faire ! 
Mais voilà ça coûte cher de se déplacer et c'est très mal remboursé par l'Etat ! 
 

Cette remarque est à méditer par vous, psychiatres du Privé, si jamais vous vous donnez la peine de lire ces lignes 

Finalement c'est toujours l'initiative privée qui génère, qui initialise quelque chose de bien! 
Alors, vous parents en France sans réactions, vous devriez sauter au plafond en lisant toutes ces remarques! 
 
 

Idem en France; tout aussi catastrophique

Situation strictement semblable dans les deux pays
 
Pas pour longtemps puisqu'en Belgique, à Charleroi, l'association @rehab met en place une structure d'accueil de réhabilitation sociale telle que celle développée aux USA, au Canada, dans les pays nordiques
 


Revendication 8
 

Les familles de malades mentaux chroniques (et les 
associations qui les regroupent) demandent qu’une
réévaluation et une remise à niveau de la compétence des avocats en matière de maladie mentale soit d’urgence entreprise et bénéficie d’une reconnaissance officielle.

Il est fait ici allusion:
1) aux avocats commis d’office pour assurer la défense en justice de malades mentaux;
2) Aux avocats désignés par un juge de paix pour administrer et gérer les biens de malades mentaux chroniques

Idée nouvelle en France extrêmement intéressante  

En France, tout est confié au juge, le rôle de l'avocat dans la défense du patient tant pour ses biens que pour son avenir en société est inexistant (ou bien particulièrement brillant par son silence!) 
 

L'organisation belge semble bien meilleure que celle de France où il n'y a aucune défense des malades mentaux et où la gestion des biens est confiée à des cabinets de tutelle s'occupant de 150 à 200 dossiers, autrement dit ne faisant rien sinon percevoir les produits et les redistribuer selon des règles définies par les juges et sous leur contrôle 
Dans le domaine de la gestion des biens et de la vie civile on atteint en France le summum de l'isolement pour les patients, leurs familles, leurs amis et tout cela avec un rideau opaque sur ce qui se passe réellement

Point positif Belgique /France
 

Là il existe une structure intéressante en Belgique où l’avenir du patient peut être défendu et suivi !
La Belgique se méfie quand même de sa technocratie et a donc mis en place un système régulateur avec cette présence des avocats 
En France confiance  aveugle en l'administration; aucune défense, aucun recours! 
Il y a là vraiment une différence de mentalité notable 
Les Belges peuvent espérer en s'organisant bien avec les avocats faire plier cette machine technocratique 
En France c'est le désespoir complet pour les parents

 

Revendication 9


Les familles de malades mentaux chroniques (et les 
associations les regroupant) revendiquent que soit 
rendu obligatoire et systématique un premier entretien
du médecin de la prévention médicale scolaire avec
tous les parents: dès la première scolarisation de leur 
enfant, et sans attendre pour cela la survenue d’une 
affection médicale ou d’un accident (de santé) 
Au cours de cet entretien, un volet de l’interrogatoire 
médical devrait porter obligatoirement sur les éventuels 
antécédents psychiatriques familiaux de ces enfants. 
Les renseignements ainsi obtenus seraient couverts par 
le secret médical. 


Revendication particulièrement valable pour la France 

où le système d'éducation est lamentable avec un laxisme exécrable sur ce qui s'y passe 
 

Dans un milieu où l'esprit de l’enfant pas encore mûr et fragile, on y mélange des populations qui n'ont pas à se fréquenter comme celle des mineurs délinquants de tout poil, comme celle de lycéens pratiquement adultes qui feraient mieux d'avoir des structures types universitaires ou grandes écoles 
Autrefois, il y a 50 ans, des questionnaires étaient passés dans les primaires permettant de détecter le degré d'avancement de l'éducation des enfants. 
On ferait bien d'en sortir également pour les lycées 
Quand votre enfant commence à présenter des troubles psychiques tels qu’isolement, aucune activité sportive ou culturelle, révoltes envers les parents etc.; faites donc faire une étude psychologique dans un cabinet spécialisé 
Ca vous coûtera 5000 à 7000 F pour une 1/2 journée de tests ; mais cela vous détectera assez bien l'état de désagrégation de la personnalité de votre enfant 
Il est évident que l'Etat ne peut pas y mettre de telles sommes pour chaque enfant mais à l'aide de tests simples et de l'avis des médecins scolaires on doit pouvoir commencer à isoler les cas risquant de plonger dans la maladie
Quant à demander aux professeurs ces renseignements sur leurs élèves on se demande dans l'état actuel de déliquescence des valeurs morales dans les lycées s’ils sont encore capables de jouer ce rôle de détecteur des anomalies des personnalités de nos enfants

Situation tristement semblabl
 

Là où tout devrait être mis en vigueur pour bien éduquer nos enfants et déceler leurs maladies rien n'est fait sur le plan psychique 
L'idée d'une prévention par la médecine scolaire est excellente et à développer même s’il y a scepticisme quant aux résultats probables 

Il faut même aller plus loin ; il faut avertir les parents de ce qu'est la maladie mentale et des dispositions à prendre dès les premiers signes d'un défaut de la personnalité 
Mais voilà tout cela demande de l'amour pour les enfants et de l'initiative ! 

Parfois on se demande si les animaux n’ont pas plus d’affection pour nos enfants

Revendication 10


Les familles de malades mentaux chroniques (les 
associations les regroupant) réclament qu’il puisse 
être dérogé à la règle interdisantaux médecins
psychiatres de se rendre au domicile des malades
sauf s’ils y sont appelés en consultation par un 
confrère généraliste

Valable pour la France
 

Cela permettrait effectivement de différencier le psy généraliste du spécialiste comme dans les autres disciplines médicales 
Cela permettrait aux psy de voir ce qui se passe dans les foyers et de comprendre pourquoi les traitements sont inefficaces; pourquoi l'environnement est si néfaste; pourquoi l'inactivité des patients reclus chez leurs parents peut engendrer le maintien de la dépendance à vie etc. 
Mais voilà ça coûterait très cher à l'Etat et ce n'est pas dans la philosophie des pontes de vouloir changer quelque chose à ce qui existe depuis 50 ans 

Par contre, si des Etablissements intermédiaires existaient faisant office de foyer parental, ces mêmes psychiatres pourraient visiter leurs patients facilement puisque regroupés dans des structures adéquates 
Il n'y aurait plus que des visites à domicile à faire pour les nouveaux cas, ce qui limiterait singulièrement les dépenses 
Mais tout cela exigerait un non-dépouillement financier des patients et des parents par l'Etat et une organisation des parents pour construire ces structures avec bien sûr la participation des psychiatres 
Bref, il faudrait une initiative parentale totalement absente en France 

 Situation strictement identique en France
 

C'est bien le dernier des soucis des médecins de se préoccuper des conditions de vie de leurs patients et de l'impact si néfaste de ses conditions de vie 
Nos édiles, nos médecins ne veulent même pas imaginer que le traitement d'un patient comprend des médicaments mais surtout des conditions de vie adaptées 
Où est le serment d'Hippocrate? 
Il y a 50 ans la médecine s'acharnait à essayer de guérir les patients avec peu de moyens et de traitements! 
Aujourd'hui on se débarrasse du patient avec la complicité des édiles, de certains médecins technocrates, et même des organisations parentales  allant dans le même sens que nos technocrates !


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